l’Ouvrage N°1 – L’Éditorial

20 août 2010

Je tiens entre mes mains un exemplaire du premier numéro de « l’Ouvrage », le premier d’une revue qui, je l’espère, en verra encore bien d’autres. Première publication aussi de la maison d’édition… A la fois la fin d’une aventure, il aura fallu beaucoup d’efforts pour en arriver là, et le début, le commencement de tout pour troisième lune. La première publication, les premiers textes partagés, les premiers auteurs à nous avoir fait confiance, alors même que nous n’étions qu’un simple appel à textes circulant sur le net.

Un premier numéro dont je suis particulièrement fier. Je veux tout d’abord vous décrire l’objet, le livre que vous allez tenir entre vos mains. C’est un petit format, un livre tout de blanc vêtu, presque un simple recueil. Pas d’éditorial, pas d’articles, pas de dossiers, pas de discours (non que ce soit de mauvaises choses). Simplement 192 pages d’histoires à lire dans une mise en page que j’espère sobre et élégante. Des nouvelles courtes et moins courtes, classées de taille croissante, et une nouvella terminant ce numéro et illustrant sa couverture.

Si la ligne éditoriale est vaste, le sommaire de ce premier numéro est lui résolument ancré dans la littérature fantastique. C’est ce qui a le plus motivé les auteurs, et il me tarde de partager et de défendre les six textes enthousiasmants que nous avons sélectionnés pour ce lancement. Pour illustrer le spectre des genres, et sans trop en dire, voici le sommaire de ce premier numéro :

« L’Étrangère » de Luvan est une histoire féerique qui flirte avec le roman noir (ou est-ce l’inverse ?) et qui ne laissera à mon avis personne indifférent.
« Le chant du cygne » de Mariana est un conte urbain tout en sensibilité, à lire doucement…
« Jour sang » de Benoit Soulié décrit dans un style réaliste la froideur d’une table d’autopsie, la froideur d’un homme qui s’est perdu dans ses ambitions.
« La Sorcélenuit » de Tony Robillard est une ballade merveilleuse, presque une fantasy, racontant la nuit particulière d’un enfant prisonnier dont nous ne saurons rien de plus que ce qu’il en appréhende.
« Balthazar-le-Grand » de Olivier Delfosse est une nouvelle légère et pleine d’humour qui fera pétiller les yeux du plus grincheux des lecteurs.
• et « Un père » de Martin Mercure, partage l’émotion existentielle d’un homme dépassant les limites de son engagement de père…